
Dans un article digne des plus grandes heures d’Ardisson (dis, sucer, c’est tromper ? ou le qui qu’a dit ? de On a tout essayé), George Bush tente une nouvelle fois de résoudre un problème en changeant le titre. Après les prisonniers de guerre devenus des « combattants ennemis » (pour faire ce qu’on veut avec, c’est mieux), voici venu le temps du « ce ne sont pas des écoutes téléphoniques… c’est de l’espionnage » (et mon cul c »est du poulet ?).
Tout ça parce qu’USA Today (cf cet article oui parce que je ne lis pas « encore » USA today) a eu le malheur de révéler que la NSA (leur DST à eux) écoute tranquillement les conversations des citoyens américains (Chéri tu peux acheter « un big mac » pour ta mère ? tu es là ), sans que personne n’en soit prévenu, au nom de la sécurité du territoire et de la lutte contre les terroristes qui s’enfuient en « punto cassée » sur les routes à grande vitesse d’Afghanistan (chemins ou sentiers).
Pourquoi « espionnage » et pas « écoutes téléphoniques » ? Le choix n’est pas innocent. L’espionnage flaire bon l’agent secret rasé de près, toujours bien coiffé et repassé, magnétophone high tech (de linksys hi hi hi) sur la table de nuit et plantureuse femme-pot-de-fleur allongée sur un dessus de lit en satin IKEA (tinnntinntinn tintin talatada tintin tin tintintin ddalalala lala.. arg la honte). Alors que « écoute téléphonique » sent plutôt l’agent raté recalé à écouter des bandes vides de sens au fond d’une cave mal éclairée (un informaticien quoi), à fantasmer sur la liste de courses de sa voisine, « que nous nommerons « Dorothé » pour l’occasion, qui a une fois de plus oublié le Coca pour ted au carouf du coin, la conne. Et donc j’ai envi de dire …
Allo ? Allo ?… la bombe est … bouuuuummmm