Il y a parfois des petits films qui débarquent comme ça, des petits films inattendus qui n’ont pas de castings exubérants, qui n’ont pas beaucoup de budget, qui ne sont pas réalisés par une pointure… Des films comme récemment « Garden State » que j’adore, des petits films indépendants qui transpercent le cÅ“ur par leur sincérité, leur fraîcheur, leur grâce et leur élégance.

« Cashback » est de cette race. Cashback est l’histoire d’un étudiant en art (Sean Biggerstaff, vu dans « harry Potter » il parait, mais je ne vois pas) insomniaque suite à la rupture brutale avec sa petite amie, un étudiant qui va trouver un job de nuit dans un supermarché pour occuper ces longues heures durant lesquelles il va laisser son imagination divaguer et son crayon s’exprimer.
Rêvant (ou non, on en est jamais vraiment certain) qu’il est capable d’arrêter le cours du temps, il profite de ces moments figés, ou tout semble comme endormi, pour dessiner, dessiner et encore dessiner « la beauté des femmes », leurs formes, leur visage… Filmés avec une poésie mélancolique rare, ces instants sont des purs moments de grâce qui envahissent le film comme des frissons parcourant votre corps.
Parfois drôle, souvent émouvant et toujours irrésistiblement beau, Cashback est une histoire d’amour comme on en voit tous les jours, mais devient magie durant les 1h30 de pellicule. Film qui trouve son apothéose dans une des scènes finales les plus belles jamais filmées. On en manque tous alors savourez là bien comme il se doit.
Bande annonce ? mais avec plaisir.



