
Un jour pour rester caché dans sa grotte, où se dissimule parfois, quand les cons ont de la chance, une perle jalousement conservée.
Un jour pour… DIRE MERDE AUX AMOUREUX !
Et toi, tu veux être ma Valentine ou bien dois-je faire comme les autres imbéciles heureux, chercher, chercher et chercher encore ?
(Toi étant aussi suicidaire qu’une qu’une poule sur un mur, je tiens à dire que je ne prends ni les lepénistes ni les monoseins et encore moins les pervenches, le pire étant d’accumuler les trois particularités.)
Pas de réponse ? Ne suis-je pas surpris ?
C’est enfin le jour où je divorce de l’Amour pour de bon, je sacre Valentin roi des cons. Et si on m’attrape avant le divorce, dites à mes gosses que je ne racontais que des conneries sur l’amour : dites-lui que l’amour avec ou sans lettre capitale est aussi vaste que mon imagination, pratiquement infini.

Pouquoi qu’il a enleve le lien vers le blog des jeunes udf du Loiret (www.jeunes-udf45.fr) le non Valentin?
Voila ce que je m’etais mis a ecrire un soir de la Saint-Valentin… Si ca peut te consoler, tu ne seras pas seul a etre ce soir. Enfin facon de parler, j’ai un match de foot quand meme, onze mâles sudorants dans les vestiaires rien que pour moi. Du pur bonheur, presque autant que la soiree celibataires qui m’attend en guise de troisieme mi-temps… Bonne lecture
Ce matin-la encore, j’etais tombe du lit avec la gueule de bois et des semelles de plomb. J’avais couru le pave jusque tard dans la nuit avant d’en jeter un dans l’amere. Ce matin-la encore, j’etais tombe du lit. Seul. Et resigne a l’etre pour un bout de temps. Ce matin-la, pourtant, ne sonnait pas la meme rengaine sous les rappels infatigables de l’alarme fatale. Peut-etre la pluie qui battait les carreaux dans une cadence hivernale ou ces maux de tete a vous faire regretter d’avoir mis un pied hors de la couette.
Ce n’est qu’en levant maladroitement les yeux plonges dans mon bol de cereales que j’ai finalement compris ce qui m’attendait. J’etais pourtant prevenu. Les vitrines colorees, les publicites racoleuses. Le sourire inhabituel du collegue de bureau depuis quelques jours, trop heureux d’echapper a sa routine annuelle. Sans parler de celui du fleuriste. J’etais pourtant prevenu, mais, allez savoir pourquoi, des trucs comme ca c’est a vous donnez envie de recracher vos Miel Pops®.
L’un d’entre eux a d’ailleurs manque de m’etouffer quand j’ai tourne avec fatalite la page blanchâtre de l’ephemeride, ornee, comme tout jour ouvrable, d’un de ces calembours a renvoyer Raymond Devos a ses etudes. Enfin ca, je m’y etais habitue. J’eus un peu plus de mal a digerer la boule de maïs soufflee coincee au travers de ma gorge et ce jour sans fin qui m’attendait.
J’avais beau retourner le probleme et le papier dans tous les sens, on etait bien un fichu 14 fevrier. Saint-Valentin, fete des amoureux, de la poesie, des bijoutiers et des compagnies horticultrices… J’avais beau arpenter les quatre coins de mon appart chaotique, je n’avais personne a qui crier ma flamme. Je n’avais personne sur qui crier en fait. Flamme ou pas.
J’ai bien pense un instant a rapatrier mon derriere de celibataire sous la couette encore chaude. Mais apres deux grippes, cinq rechutes et une entorse de la cheville ces trois derniers mois, j’avais deja largement use de la credulite de mon patron. De plus en plus suspicieux, d’ailleurs, depuis la troisieme attaque cardiaque de ma grand-mere. « Que voulez-vous, elle a la sante fragile la pauvre… »
Je m’etais donc decide a affronter de plein fouet la realite. Enfin, facon de dire, il y a bien longtemps que le fouet n’avait pas bouge du placard. J’ai laisse le cuir de côte, aussi, a l’heure d’enfiler le costume trois pieces et mes mocassins a six sous.
J’avais presque oublie ce qui me hantait depuis le petit-dej’ en franchissant la lourde porte du bureau avec plus de trois-quarts d’heure de retard. Jour des amoureux ou pas, j’avais encore rate mon bus, contraint d’affronter la serenade plaintive d’un chauffeur de taxi divorce.
J’avais presque oublie ce qui me hantait, quand la secretaire du service courrier m’a rafraîchi la memoire et ma tasse a cafe pendant la pause matinale. « Alors, qu’est ce que tu vas faire ce soir pour la Saint-Valentin ? » Non, je n’irai pas au restaurant italien, pas plus qu’a l’opera. Je n’ai pas non plus achete de bouquet de roses. De toute facon, je n’ai jamais compris le langage des fleurs.
Je lui ai poliment fait comprendre de retourner lecher ses timbres, oubliant de la feliciter pour le nouveau diamant qu’elle s’ingeniait pourtant a me montrer avec toute la retenue de sa fonction. Apres tout, pour lecher des timbres, on n’a pas besoin de se comporter en princesse.
J’ai reve toute la journee de celle qui pourrait penetrer mon royaume. Mais la belle avait sûrement tenu d’autres desseins, et des seins de belle tenue. N’empeche, bien seul le soir devant mon plat cuisine, c’est a elle encore que je pensais en ce jour si long. Et sans faim.
Je n’ai clairement pas une âme politicienne. Mais dans un futur proche rien est dit…
Mais un lien n’engage en rien… Allez Zouu lien tu n’es plus, lien te voila de retour retour !