Voici donc un petit lexique à l’attention de ma future soupirante pour qu’elle sache :
que je sais, que j’ai entendu, vécu, « enduru » la connerie de bien d’autres avant elle, enfin un peu quand même faut pas déconner !
Ce qui va suivre est une compilation “Best-of” 2007.

Ne pas dire :
“ Tu sais j’ai eu une rupture difficile …. ”
On comprend tout de suite : que tu n’as pas réfléchi longtemps car on a TOUS eu des ruptures difficiles, et dans la vie soit on avance soit on fait du brassage de vent.
Ne pas dire :
Après avoir fait l’amour “ Tu sais j’ai eu une rupture difficile… ”
On comprend tout de suite : que tu n’as pas eu le courage de dire que tu ne voulais qu’une relation éphémère et que tu penses que cette issue va te rendre plus humain. Alors qu’elle te rend surtout plus con.
Ne pas dire :
Je n’ai pas trop le temps de te voir en ce moment … surtout quand on est en vacance.
On comprend tout de suite : que tu as dû avoir une très belle note à ta maîtrise de baratinages foireux.
Ne pas dire :
J’ai besoin de réfléchir
On comprend tout de suite : que tu as besoin de tout …. sauf de réfléchir, alors gagnes du temps petite gagnes du temps.
Ne pas dire :
Mais ça n’a rien avoir avec toi tu sais …
On comprend tout de suite : mais non … ça a avoir avec l’impact du trouble bipolaire de Nietsche sur sa théorie de la transmutation des valeurs (merci falsky pour l’explication).
Ne pas dire :
Quand on s’est fait choper en flagrant délit de “ je te drague mais j’ai quelqu’un ” ben oui j’ai quelqu’un mais tu m’as envoûté tu sais … C’est pas facile … Mais, Morgan … Protèges-toi de moi !
On comprend tout de suite : que tu n’as pas bien compris qu’une femme qui trompe ça fait tout sauf envie.
Ne pas dire :
Après être ressortie avec moi ben non en fait on est ami. T’es super …. comme ami
On comprend tout de suite : qu’on a pas du t’expliquer qu’on embrassait pas ses amis avec la langue et que quand on se fout de la gueule de quelqu’un ben justement on est tout … sauf amis
Ne pas dire :
“ Bonne continuation ” en quittant quelqu’un
On comprend tout de suite : que tu t’en fous royalement.
Ne pas dire :
Tu mérites mieux que moi tu sais …
Ben justement : c’est bien pour ça que je te lourde
Ne pas dire : “C’est pour ton bien.”
Parce que justement mon bien je peux le définir moi-même.
Dire plutôt : “C’est pour le mien jackass”
Mais dire … simplement les choses. Quand on est adulte on est capable de les entendre.
Que le bonheur qu’on prend ne soit pas du malheur qu’on donne (je n’ai pas d’autre morale).
Maurice Chapelan