Mon droit l’oisiveté
17 juillet 2007 | 17:03Ras-le-bol de ce quotidien chronométré. Non aux weekend surchargés et aux vacances survoltées. L’heure est au tout urgent ? Raison de plus pour prendre son temps.

Horloge d’Orsay - yannhou
L’époque est l’hyperactivité banalisée. Culte de la performance oblige, chacun est sommé d’être débordé. L’excitation permanente est devenue le Saint-Graal de l’homme et la femme du XXIe siècle. Aujourd’hui, il faut paraître actif, souriant, dynamique… une évolution de l’espèce humaine : « l’homo-freneticus » ? De nos jours, cesser de travailler signifie juste s’activer autrement, toujours plus, toujours plus vite : telle est donc la devise du monde. Le speed-dating, le fast-food, le TGV, le tout jetable ou les boissons énergisantes. Dans ces conditions, difficile de ralentir : comme cette octogénaire australienne qui avait été verbalisée il y a deux ans pour avoir traversé une rue « trop lentement » !
Mais, comme moi, nagez contre courant et maitrisez « l’art de ne rien faire », le monopole de la glandouille n’appartient pas qu’aux autres.



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